Quand une cyberattaque ouvre la porte aux cambrioleurs : les leçons du Muséum et du Louvre
Comment une cyberattaque survenue le 25 juillet 2025 a paralysé le système de sécurité du Muséum National d'Histoire Naturelle pendant 52 jours, facilitant un cambriolage de 1,5 million d'euros. Analyse des défaillances de gouvernance et des leçons pour toutes les organisations.

Le 25 juillet 2025, aux premières lueurs de l’aube, les équipes du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris découvrent que leur réseau a été pris en otage par un rançongiciel. Bases de données scientifiques, outils de recherche et, plus grave encore, le système d’alarme et la vidéosurveillance sont immédiatement paralysés. Pendant plus de cinquante jours, les salles restent plongées dans un silence électronique, sans aucune alerte pour prévenir d’une intrusion.
L’intrusion au Muséum
Dans la nuit du 15 au 16 septembre, des malfaiteurs s’introduisent en toute discrétion, munis d’une disqueuse et d’un chalumeau. Trois heures s’écoulent avant qu’un garde ne détecte leur présence. Au petit matin, ils ont disparu avec six kilos de pépites d’or historiques — un butin estimé à 1,5 million d’euros, mais dont la valeur scientifique est inestimable.
L’effet domino au Louvre
Un mois plus tard, le 19 octobre, c’est le Louvre qui subit un vol éclair. En sept minutes seulement, quatre cambrioleurs neutralisent les caméras restantes de l’aile Sully et emportent huit joyaux de l’impératrice Eugénie. Les chiffres sont sans appel :
- 60 % des salles de l’aile Sully ne sont pas couvertes par la vidéosurveillance
- 200 postes de gardiens ont été supprimés ces quinze dernières années
- Le budget sûreté 2025 est limité à 2 millions d’euros
Ce que ces casses nous enseignent
Ces deux incidents démontrent que la cybersécurité ne peut plus être dissociée de la sûreté physique. Une attaque informatique peut :
- Neutraliser vos caméras de surveillance
- Désactiver vos alarmes intrusion
- Effacer vos journaux de sécurité
Sans un plan de continuité d’activité couvrant les dispositifs critiques, chaque organisation s’expose à une longue « fenêtre d’opportunité » pour les attaquants.
Passer à l’action
Pour réduire au maximum cette fenêtre de vulnérabilité, il est urgent de :
- Cartographier tous les systèmes de sécurité dépendant de l’IT
- Mettre en place des solutions redondantes (caméras et alarmes sur réseaux distincts)
- Tester régulièrement vos procédures de basculement en moins de 24 heures
- Créer un comité de pilotage unique réunissant DSI, RSSI et responsable sûreté
Keyalis, votre partenaire résilient
Chez Keyalis, nous aidons les organisations à bâtir une résilience globale. Notre approche GRC (Gouvernance, Risque & Conformité) vous permet de :
- Identifier et prioriser les dépendances cyber-physiques
- Déployer des sauvegardes opérationnelles en quelques heures
- Structurer une gouvernance unifiée pour renforcer votre posture de sécurité
Votre meilleure défense n’est pas un outil, mais une préparation rigoureuse et une coordination sans faille. Avec Keyalis, transformez vos vulnérabilités en une force durable.
En résumé.
Quel lien entre une cyberattaque et un cambriolage ?
Au Muséum, un rançongiciel a paralysé l’alarme et la vidéosurveillance pendant plus de cinquante jours. Des malfaiteurs en ont profité pour voler six kilos de pépites d’or.
Quels équipements de sécurité dépendent de l’informatique ?
Les caméras, les alarmes intrusion et les journaux de sécurité : une attaque informatique peut les neutraliser, les désactiver ou les effacer.
Comment réduire ce risque dans mon entreprise ?
Recensez les systèmes de sécurité qui dépendent de l’informatique, placez caméras et alarmes sur des réseaux distincts, testez régulièrement vos procédures de secours et réunissez informatique et sûreté dans un même comité.
Rédaction : Équipe Keyalis · Publié le


